Sur les pas de Jean Bosco, en route vers la sainteté (1)

 

 

 

A Farnières, nous avons découvert que, dans notre Famille salésienne, beaucoup de trésors cachés ou méconnus émaillaient notre cheminement vers la sainteté :  non pas des modèles à imiter scrupuleusement jusqu’à en devenir des copies conformes, ce qui est d’ailleurs impossible, (soyons nous-mêmes et soyons-le bien !) mais des balises jalonnent notre propre route.

 

 Pendant ce week end, M-Thérèse Mertens a mis à la disposition du Conseil une mine d’or.  En creusant un peu j’y ai trouvé de jolies pépites dont nous découvrirons l’éclat tout au long des parutions à venir.

 

 « Les saints sont des traces de Dieu.  Ils sont semblables aux intermittents coups de clarté reflétés dans un miroir par une lumière dont la source est cachée.  En quelques-uns de leurs actes et de leurs paroles, ils donnent à voir et à entendre la sainteté qui est en Dieu : c’est-à-dire son amour.  Ces hommes et ces femmes réels, avec leur esprit et leur corps, avec leurs mains et leurs engagements, avec leurs fragilités et leur vigueur, avec leur bonheur de vivre et leurs souffrances sont reflets de Dieu.  Des signes et non des super héros.  Par leur justice et leur bonté, par leur travail solidaire et leur pauvreté, par la réalité de leur vie, ils sont dans la réalité de l’histoire terrestre, les traces visibles de l’amour de Dieu invisible. »

(SINGER Ch., TERRE, Ed. du Signe, Strasbourg, 1996, pp. 184-185.)

 

 

 

 

Alessandrina Maria Da Costa  (1904 – 1955)

Début du procès le 14-1-1967.  -  Déclarée Vénérable le 21-1-1995.

 

Le Seigneur a aussi donné à notre famille une des plus grandes mystique de notre temps.

 

Alessandrina est né à Balazar ( Portugal ) le 23 mars 1904. C’est une petite paysanne vive, espiègle et affectueuse.  A 14 ans, pour sauver sa pureté en échappant à un homme entré dans la maison, elle saute par la fenêtre dans le jardin.   Cinq ans plus tard la blessure s'est transformée en paralysie complète. La voilà clouée au lit pour trente ans, soignée par sa sœur aînée.

 

Elle s’offre au Christ pour la conversion des pécheurs et pour la paix dans le monde: “Je n’ai pas d’autre but que celui de donner gloire à Dieu et de participer au salut des âmes “

 

Pendant 4 ans elle revit chaque vendredi, durant 3 heures, la passion du Christ.  Elle demande et obtient du Pape Pie XII, la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie (31 octobre 1942).  A partir du 27 mars 1942 et jusqu’à la fin de sa vie (donc pendant 13 ans et 7 mois ), elle ne prend plus aucune nourriture ni aucune boisson.  Elle se nourrit uniquement de la communion quotidienne.

 

Le Seigneur a permis que son second directeur spirituel fut un salésien: Don Umberto Pasquale – “mon Simon de Cyrène aux heures les plus tragiques de mon existence” - qui recueillit son précieux journal de bord.  Elle accepta alors de devenir coopératrice salésienne.  “Je me sens fortement unie aux salésiens et aux coopérateurs du monde entier. En regardant mon attestation d’appartenance, j’offre mes souffrances en union avec eux tous pour le salut de la jeunesse”.

 

 

Vénérable  Dorotea Chopitea.(1816 – 1891)

 

Elle est née le 5juin 1816 à Santiago ( Chili ) d’une famille riche de foi, d’enfants et de bien matériels, qui trois ans plus tard part pour l’Europe.

 

Dorothée est dotée d’un caractère très énergique, vif et entreprenant, mais elle a surtout un cœur d’or.  A 16 ans, elle épouse un jeune homme excellent, commerçant et banquier.  Durant 50 ans ils seront ensemble heureux et fidèles.  De leur union naîtront six filles: Dorothée, Anne-Marie, Isabelle, Marie-Louise, Carmen et Gesuina.  La plus grande préoccupation de Dorothée est de vivre pour Dieu en vérité.  Elle nourrit sa piété: messe quotidienne, communion, chapelet.  Mais le plus extraordinaire est sa charité envers tous spécialement envers les plus pauvres.  Elle mit vraiment en premier lieu, dans son échelle des valeurs, l’amour des pauvres.  Les pauvres seront mon premier souci.  On l’appelait: “ la distributrice des aumônes de Dieu.”  Grâce à sa bonté et à celle de son mari, une trentaine de fondations voient le jour: asiles, écoles, hôpitaux, ateliers...  Quelqu’un a calculé que les biens qu’elle avait distribués, se montaient à environ 20 millions de pesetas (valeur d’il y a un siècle)

 

Le 20septembre 1882, veuve depuis un mois, elle écrit à Don Bosco: “Je voudrais fonder une oeuvre pour des jeunes ouvriers et pour des orphelins, à la périphérie de Barcelone.”  Don Bosco accepte.  L’œuvre verra le jour à Sarrià en 1884.  En avril ou mai 1886, Don bosco entre en contact avec cette sainte bienfaitrice, plus que jamais disposée à l’aider.

 

Après la mort de Don Bosco. Donna Dorotea donne vie à trois nouvelles oeuvres, parmi lesquelles le collège Santa Dorotea de Sarrià, confié aux F.M.A.  Pour cette oeuvre, elle emploiera les 70.000 pesetas qu’elle se réservait pour sa vieillesse. Celle que Don Bosco appelait notre maman de Barcelone mourut, pauvre, le 3 avril 1891. Elle est enterrée à Sarrià Barcelone.