EDITORIAL : DES MOTS QUI N’ONT PAS DE PASSE...

 

On n'a pas tous les jours 100 numéros ! En effet, vous lisez le centième numéro de notre revue et, au-delà de la joie de vous le proposer, c'est pour moi, avant tout, l'occasion de vous remercier pour votre fidélité et  pour le soutien que vous nous apportez afin d'en assurer la publication.

 

Un tout grand merci en particulier à Jean Thibaut qui pendant des années en a été la cheville ouvrière.  Avec le souci du partage que nous lui connaissons, il a, dès le début du renouveau de notre Association de notre Province, développé cette revue et en a fait un instrument de liaison essentiel.

 

Malgré les hésitations du départ quant à la numérotation - le premier numéro officiel remontant à janvier 85 et les premiers échanges épistolaires datant de 1972 ( !) – et du « Salesiani Cooperatores » à « l’Utopie 21 » d’aujourd’hui en passant par le bulletin « Coopérateurs », par delà les noms qui lui ont été donnés, informer, former, communiquer, créer des liens  et mettre en mouvement, telles ont toujours été les préoccupations de notre journal, répondant ainsi aux soucis de communications, d’informations, de formations et de relations que Don Bosco a voulu établir dès le départ entre toutes les personnes qui s’intéressaient de près ou de loin à son œuvre, que ce soit par simple soutien ou en tant que partenaires…

 

Merci Jean pour tous ces mots écrits … Ils disent la joie salésienne qui t’habite et que tu as toujours voulu faire partager.  Mais en les relisant, on peut y deviner entre les lignes, coincé entre espérance et confiance, ton désir de voir notre Association se développer et être reconnue dans la plénitude initiale voulue par Don Bosco lui-même.  « Les Coopérateurs seront l’âme de la Congrégation » disait Don Bosco …Il faut parfois du temps pour que les mots deviennent paroles.  Cela cependant n’a rien de magique mais n’est possible que si nous les lisons avec les yeux du cœur en ayant la volonté de les recevoir dans la vérité de ce qui fait notre vie. Il ne suffit donc pas de lire, de s’informer, d’expliquer, d’écouter : il faut surtout entendre, comprendre et cela, en se donnant le temps de « l’intérieur »: temps de réflexions certes mais qui s’enracine dans la prière et la méditation.  Cette intériorité permet alors à tous ces mots de s’installer en nous, de nous transformer, de devenir Parole et de s’annoncer ainsi en Bonne Nouvelle.  Ces mots n’ont pas de passé car ils disent l’avenir !

 

Vous n'ignorez pas les problèmes sérieux de santé que Jean doit affronter pour l'instant.  Nous sommes de tout cœur avec lui et avec toute sa famille, en particulier Lulu son épouse.  Nous les assurons de notre soutien fraternel.  La volonté permet de surmonter les épreuves; la confiance permet quant à elle de redessiner l'avenir aux couleurs de ses possibilités.  Avec courage, l'équilibre est à trouver dans cet espace où la vie, malgré les difficultés nous témoigne encore la tendresse de l'espérance.

 

Par la suite, René a lui aussi assuré ce rôle de relais et ses mots nous ont mis en route également vers la découverte toujours nouvelle de notre vocation et de la mission à partager au sein de la Famille Salésienne.

 

Victime également d’ennui de santé, il préfère renoncer à son engagement au sein du Conseil Provincial et se consacrer à la mission qu’il partage avec son épouse au service du Diocèse de Bruxelles dans le cadre de la pastorale des familles.  C’est bien sûr en « salésiens » qu’ils développeront cet engagement. ... « Bon rétablissement et bonne route sur ces nouveaux chemins salésiens… Et si vous désirez nous en décrire les « rivages », les pages d’utopie 21, vous sont grandes ouvertes… »

 

Fidèle à cet esprit, dans ce numéro, je vous invite à découvrir plusieurs textes que nous vous présentons de telle façon que vous puissiez les « travailler » et découvrir à travers eux des inspirations nouvelles à votre engagement chrétien et salésien.  N’hésitez pas à nous interpeller et à partager le fruit de vos réflexions, Utopie 21, c’est, aussi, votre journal!  « Approfondir, assumer et vivre la relation existant entre le sens personnel de la vocation du Coopérateur salésien et le sens d’appartenance à l’Association » ne doit pas simplement rester l’énoncé du 1er défi de notre congrès de Séville, il doit devenir celui de notre vie dans l’aujourd’hui du monde et nous permettre d’y renouveler la présence de notre Association.     

 

Merci de le relever, ensemble !     Franz D.