Archives de catégorie : Poésie

CONNAIS TON DÉSIR

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Viens, viens
Ne meurs pas de soif
Au bord des Eaux vives. 
Creuse  en la terre de ton cœur 
Le lieu de ta soif,
Creuse et creuse encore,
Fore profond.
 
Fore profond,
Ne t’arrête pas aux scories, 
À l’épaisseur du non-désir, 
Ne cède pas au désenchantement, 
Aux impatiences de la route.
 
Imprime à ta vie un rythme de silence. 
C’est au-dedans qu’il faut aller.
 
N’entends-tu pas bruire les eaux 
De ton baptême ?
Déjà elles sont grosses 
Et montent pour irriguer tes rives. 
 
Ne sens-tu pas venir cette crue de printemps 
Qui te fera ruisselant de fraîcheur ?
 
Ranime ton âme, ô vivant, 
Pour qu’elle n’entre pas dans la tombe.
 
Parle à ton cœur 
Et dis-lui : viens.
 
Sœur Myriam
 
 

Un caillou

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Je ne sais pas ce qu’il restera de nous,
tout ce que je sais c’est que nos vies sont de petits cailloux.
Il faut s’en occuper patiemment avec amour.
Ce n’est pas grave si ce caillou n’est pas une pierre précieuse

reconnue de tous. Célébrée.
Non, notre ouvrage dans la discrétion est de polir ce petit caillou.
Oui, car chacun est précieux dans sa particularité.
Parfois dans la nuit des éclats, çà et là, des lueurs.

Nos vies qui résistent à cette tentation de jeter
ce petit caillou dans la rivière du renoncement.
 
© Patrick Chemin (2011)
 
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Amis, soyez toujours…

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Amis,  soyez toujours ces veilleuses qui tremblent,
Cette fièvre dans l’air comme une onde passant.
Laissez fumer longtemps la cendre des paroles.
Ne verrouillez jamais la vie à double tour.
Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été
À vous imaginer à vous réinventer.
 
Amis soyez toujours ces voix sur l’autre rive
Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur.
Des fois vous le savez, il fait encore si froid.
Le voyage est si long jusqu’aux terres promises
Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit
Traversant comme vous tant de gares désertes.
 
Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre,
Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout.
Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir
Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage.
Je suis là cœur battant à tous les carrefours
À vous tendre les mains dans l’axe du soleil
 
JEAN VASCA
 
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Les vrais amis sont comme les arbres

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Les vrais amis sont comme les arbres
Ils ont hâte de te voir
Mais restent imperturbables
Si tu ne passes pas dire bonsoir
 
Même après une longue absence
Tu peux renouer avec eux
Il n’y a pas d’intermittence
Te revoir les rend heureux
 
Les vrais amis sont comme les arbres
Plantés très loin ou bien tout près
Sans jalousie et sans alarme
Ils croissent, c’est leur métier
 
Les vrais amis sont comme les arbres
Ils tendent leurs bras, ne plient pas
Ils grimpent vers la lumière
C’est ce qui les met en joie
 
Les vrais amis sont comme les arbres
L’univers est dans leur peau
Qu’il fasse pluie, glace ou bourrasque
Ils parfument et tiennent chaud
 
Les vrais amis quand ils trépassent
N’en finissent pas de fleurir
Dans nos mémoires opiniâtres
Même coupés les arbres prient
 
Les vrais amis sont comme les arbres 
Ils ont hâte de te voir 
Mais restent imperturbables 
Si tu ne passes pas dire bonsoir
 
Julos Beaucarne
 
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Des cendres…

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J’ai regardé brûler ce feu
si grand, si beau, si joyeux…
J’y ai jeté, par amples brassées,
branches mortes, branches cassées…
Aux flammes hautes, en bord de nuit
J’ai confié chagrins et soucis…
J’ai regardé brûler ce feu
et mon cœur se tournait vers Dieu…

Dans le petit matin tout gris,
le feu s’était plus qu’assoupi :
il ne restait qu’un tas de cendres
sur la terre nue et frissonnante…
Quelque chose semblait fini
dans mon cœur aussi…

Tout là-haut dans le châtaigner,
un oiseau s’est mis à chanter..
L’horizon s’enflammait d’aurore
et la rosée se faisait d’or…

Mon cœur se mit à prier !
Quelque chose ressuscitait :
le jour, l’amour, l’espérance?
LA VIE RENAISSAIT DE SES CENDRES….
En mon cœur aussi !
À Dieu je murmurai : merci!

Bernadette Thésin
 
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Au fond de moi

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Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Mais aujourd’hui, Seigneur, 
ce puits est bien obscur
et l’eau en est bien trouble.
Les pierres l’ont envahi
et les mauvaises herbes
ne laissent plus passer
qu’un tout petit filet d’eau.
Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Mais les pierres de mon péché, 
la boue de ma faiblesse, 
les mauvaises herbes de mes soucis
ont obstrué la source…
Je me suis assis au bord du puits, 
fatigué, découragé ; 
et je me suis penché.
Je n’ai vu qu’une image tremblante, 
déformée, méconnaissable.
Et j’ai crié : « Les pierres, la boue, 
les mauvaises herbes, 
qui les enlèvera ? »
Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Et Jésus, fatigué, 
s’est assis au bord du puits.
Il m’a dit : « Viens à l’écart, 
et repose-toi un peu.
C’est moi qui descendrai au fond du puits, 
c’est moi qui enlèverai les pierres, 
c’est moi qui dégagerai la source. »
Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Alors je suis descendu au fond du puits, 
avec toi, dans le silence.
J’y ai trouvé la source, 
et j’ai bu ton eau vive ; 
je me suis baigné le visage.
Et tout au fond du puits
dans un rond de lumière, 
j’ai reconnu ton visage.
Soeur Marie-France de l’Assomption
 
 
 

Oh ! Frère Roger

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Oh ! Frère Roger,
 
Je me souviens de ta voix tel un doux murmure,
Venu de tes entrailles où l’Amour logeait,
Je me souviens de ton visage de Lumière,
Comme un parfum de Dieu sur cette terre,
De tes mains délicates qui pensaient chaque geste,
De tes écrits superbes il nous reste ta vie,
Celle que tu auras vécue au cœur des incompris,
Frère Roger tu es la plus belle fleur de Dieu,
Il t’avait planté amoureusement pour que nous bougions,
Dans nos certitudes d’être seuls à détenir l’Amour.
Tu voulais le monde comme une rosée de tendresse,
Un sourire donné aux âmes blessées et qui n’en peuvent plus
Tu écoutais les silences et tu interprétais ces souffrances,
Non dites car trop difficiles à formuler.
Toi, tu trouvais les mots justes et simples,
Ceux qui parlent aux cœurs des meurtris,
Des gens simples pauvres en leur destin.
Frère Roger plus je médite tes paroles,
Et plus je m’aperçois que tu évoquais l’éternité,
Des jours qui viennent à nous,
Comme une semence de la Présence de Dieu.
Cette éternité tu l’avais méditée et aimée,
Avant de la rencontrer pour mieux rencontrer,
Dieu en Son éternel Amour dans lequel tu vis,
Désormais…
 
Bruno LEROY
 

SI TU NE TROUVES PAS LE BONHEUR.

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Si tu ne trouves pas le bonheur
C’est peut-être que tu le cherches ailleurs
Ailleurs que dans tes souliers…
Ailleurs que dans ton foyer
 
Selon toi, les autres sont plus heureux
Mais toi tu ne vis pas chez eux…
Tu oublies que chacun a ses tracas
Tu n’aimeras sûrement pas mieux son cas
 
Comment peux-tu aimer la vie
Si ton coeur est plein d’envie ?
Si tu ne t’aimes pas
Si tu ne t’acceptes pas ?
Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute
C’est de rêver d’un bonheur trop grand
Sachons cueillir le bonheur au compte-gouttes
Ce sont les petites gouttes qui font les océans
 
Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs ;
Ne le cherchons pas non plus dans l’avenir
Cherchons le bonheur dans le présent
C’est là et là seulement qu’il nous attend
 
Le bonheur ce n’est pas un objet
Que l’on peut trouver quelque part hors de nous
Le bonheur, ce n’est qu’un projet
Qui part de nous et se réalise en nous
 
Il n’existe pas de marchands de bonheur…
Il n’existe pas de machines à bonheur…
Il existe des gens qui croient au bonheur
Ce sont des gens qui font eux-mêmes leur bonheur
 
Si dans votre miroir votre figure vous déplaît
À quoi ça sert de briser le miroir… ?
Ce n’est pas lui qu’il faut casser !
C’est vous qu’il faut changer.
 
Bruno LEROY.
 

Quand le printemps émerveille ton âme d’enfant

 

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Dans le parfum du printemps naissant,
J’ai pris ta main d’enfant-adolescent,
Je t’ai fait découvrir les couleurs des feuilles,
La lenteur du temps que l’on cueille,
Je t’ai fait renaître à la vie,
En cette période de silence intense,
J’ai ressuscité toutes tes envies.
 
Ton regard émerveillé sur les beautés,
Les teintes qui s’allument tel un soleil d’été,
L’instant qui consume tes rêves secrets,
Embrase tes yeux d’un enthousiasme heureux.
Merveilleux est le moment de tes admirations,
Il redonne à la brise des chants d’inspirations.
 
Oui, les oiseaux chantent au plus haut,
Pour toi ce sont les chants les plus beaux,
Mélodies sacrées venues d’un ailleurs,
Dont tu ne sais le nom mais tu entends le cœur,
Battre en toutes saisons même celles dites mauvaises.
 
Souviens-toi autrefois tu étais un hiver froid,
Ta lumière brillait comme une lame de couteau,
Celui que tu utilisais pour voler tous ces salauds,
Les personnes étaient des pions dans tes chaos,
Maintenant tu vois le Monde sous un aspect nouveau.
L’existence il faut la respecter car elle nous est donnée,
Par un Absolu dont nous ne cesserons jamais,
De chercher les traces pour toujours avancer.
 
Vers la joie, l’allégresse, le bonheur d’être sur terre,
A contempler les souffles éternels qui nous font respirer,
Sur cette planète si belle et qui parfois pleure,
De ne pas être aimée comme toi autrefois,
Quand l’existence semblait te glisser entre les doigts.
Tu as trouvé de bonnes raisons de vivre,
De ton passé il faut que tu te délivres,
Pour être enfin un homme debout et libre.
Je t’accompagnerai vers ce destin
Chaque matin que Dieu fait.
 
Bruno LEROY.
 
 

Sérénité

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Dans les profondeurs de mon Cœur
J’abrite une île
Où la barque du silence
Me convoie
Là-bas
Je me sens renaître
Loin du regard des autres
Du paraître
J’aime lentement y voguer
Pèleriner
Une fois arrivée
Je tire le fil de l’inspiration
Mes mots
En vague d’émotions
Sortent de leur bastion
Jouent sur la plage
S’inscrivent sur le sable blanc de ma page
Ébouriffés
Colorés
Rayonnants de Paix
Sérénité.
 
Hélène Sayen