Archives de catégorie : formation salésienne

La signature d’un prophète

«  Tu as ouvert le ciel pour que les jeunes puissent s’ouvrir à Dieu. 
Tu as été le visage de Dieu qui vient vers nous. 
Donne-nous, à notre tour, un cœur sensible pour marcher 
vers les plus petits, les plus faibles, ceux qui souffrent. »

Aujourd’hui, nous fêtons Don Bosco …
Bonne fête à toutes et à tous !

Soyons, là où nous sommes, source de Joie et d’Espérance !

 

111111.jpg

Un homme aux yeux légers, si grands qu’ils écrivent des mots d’amour dans le ciel et que le ciel en fait cadeau aux enfants.

Un regard qui a toujours su s’envoler comme un oiseau parce qu’il ne s’est jamais encombré de l’inutile et qu’il n’a jamais craint la lumière.

Sous un ciel de fumée parmi les ponts, les cheminées dans les nuits de banlieues, cet homme se lève parce qu’il est l’heure, parce que c’est aujourd’hui je jour coupé en deux, la vie cassée comme un jouet…

Tout le monde se tait, mais lui, l’homme, il voit les jeunes et il se lève avec sa liberté, son sourire et son pain, son cœur à volonté.

Il se lève, seul, et il dit : Non !

Cet homme est un rebelle ;

il dit :
Non ! à la fatalité, au destin, au mal de vivre ;

il dit :
Non aux portes fermées, aux mots qui se taisent, au monde des adultes transformés en statues.

Il dit :
Non ! à l’ennui, au sans issue, à la vie déserte.

Il conçoit l’inconcevable, il remédie l’irrémédiable,
Il pardonne l’impardonnable, il défend l’indéfendable,
Il exprime l’inexprimable, il approche l’inapprochable,
Il s’en sort pour que les autres s’en sortent.

Son rêve est grand parce qu’il veut faire grandir.
Il déclare que l’avenir n’attend pas et que seul ce qui est urgent est éternel.
Dieu soudain est un visage dans la réalité.

L’homme signe : Don Bosco, prêtre.
Il ne sait pas encore que cette signature est celle d’un prophète.

Jean DEBRUYNE

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

 

200.jpgDon Bosco … des pages à (re)découvrir ►

  • Une nouvelle présentation :
  • biographie…
  • des textes et des « couleurs salésiennes »…
  • des vidéos et des liens…

 

Don Bosco 2016 !

Bonne fête à toutes et à tous !

Vive Don Bosco !
Vive la Famille salésienne !

1Sans titre7.jpg

 

Don Bosco,
Tu t’es usé jusqu’à la corde
Dans le don de toi-même aux jeunes
Et spécialement les plus délaissés.
Obtiens-moi du Seigneur
De voir clairement ma véritable mission sur cette terre,
De vivre selon l’évangile avec un cœur de pauvre,
D’être accueillant et généreux, de chercher la justice.
Obtiens-moi de découvrir ma vocation,
Et de la vivre en conformité avec le projet de l’Esprit Saint.
Demande à Notre Dame,
Pour moi et tous les miens,
Pour mes amis et tous mes frères humains
La paix, dans la fidélité à Jésus-Christ.
Amen 

(CNV) 

Voir la vidéo du jour ►

Voir la prière de la semaine

 

A lire : angel.jpg

le Message du Recteur Majeur pour la Fête de Don Bosco

 « Mes Chers Jeunes, LAISSEZ-VOUS CONQUÉRIR PAR JÉSUS ! »

 

 

 


A visiter également : 

Sur notre site ►    Espace Vidéos

St François de Sales, le prophète de l’Amour

14.00

« …Vous connaissez certainement ce saint. C’est l’une des plus grandes figures de l’Église et de l’Histoire. Il est le protecteur des journalistes et des publicistes parce qu’il rédigea lui-même une première publication périodique. Nous pouvons qualifier d’« œcuménique » ce saint qui écrivit les controverses afin de raisonner clairement et aimablement avec les calvinistes de son temps. Il fut un maître de spiritualité qui enseigna la perfection chrétienne pour tous les états de vie. Il fut sous ces aspects un précurseur du IIe concile œcuménique du Vatican. Ses grands idéaux sont toujours d’actualité. »

Paul VI
(lettre Sabaudiae Gemma  – 300e anniversaire de sa canonisation)  

« On perçoit bien, en lisant le livre sur l’amour de Dieu et plus encore les si nombreuses lettres de direction et d’amitié spirituelle, quel connaisseur du cœur humain a été saint François de Sales. A sainte Jeanne de Chantal, à qui il écrit: «[…] car voici la règle générale de notre obéissance écrite en grosses lettres: il faut tout faire par amour, et rien par force; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. Je vous laisse l’esprit de liberté, non pas celui qui forclos [exclut] l’obéissance, car c’est la liberté de la chair; mais celui qui forclos la contrainte et le scrupule, ou empressement» (Lettre du 14 octobre 1604). Ce n’est pas par hasard qu’à l’origine de nombreux parcours de la pédagogie et de la spiritualité de notre époque nous retrouvons la trace de ce maître, sans lequel n’auraient pas existé saint Jean Bosco ni l’héroïque «petite voie» de sainte Thérèse de Lisieux.

Chers frères et sœurs, à une époque comme la nôtre qui recherche la liberté, parfois par la violence et l’inquiétude, ne doit pas échapper l’actualité de ce grand maître de spiritualité et de paix, qui remet à ses disciples l’«esprit de liberté», la vraie, au sommet d’un enseignement fascinant et complet sur la réalité de l’amour. Saint François de Sales est un témoin exemplaire de l’humanisme chrétien avec son style familier, avec des paraboles qui volent parfois sur les ailes de la poésie, il rappelle que l’homme porte inscrite en lui la nostalgie de Dieu et que ce n’est qu’en Lui que se trouve la vraie joie et sa réalisation la plus totale. »

Benoît XVI
2 mars 2011 – Audience générale

 

fs7.jpg


A l’occasion de sa fête, ce jeudi 24 janvier
nous vous invitons à découvrir notre nouvel

espace Saint François de Sales

A toutes et à tous,

bonne fête et bonnes routes

sur les chemins salésiens du monde…


Tous Coops !

Collaborer avec Dieu Père.

Faire de Dieu le centre unificateur de sa propre vie, la source de la communion fraternelle et l’inspirateur de sa propre action, suppose avoir une certaine image de Dieu. Non le Dieu lointain, qui reste totalement plongé dans son silence solitaire et imperturbable et se désintéresse de la terre, mais le Dieu-Amour (cf 1Jn 4,16) qui se donne tout entier à l’humanité, un « Père qui œuvre sans cesse » (cf Jn 5,17) en partageant la vie de ses fils, tandis qu’il s’applique tout entier à aller efficacement et avec un amour  infini au-devant des attentes profondes des personnes ; un Dieu engaqé dans notre histoire au point de s’exposer à la liberté de l’homme en acceptant le risque du refus, toujours en se donnant comme un amour qui pardonne (agapé).

Silencieusement mais efficacement à l’œuvre dans l’histoire ce Dieu associe à lui-même des collaborateurs actifs et des collaboratrices laborieuses qui, dans les situations concrètes de vie, mobilisent avec ardeur leurs énergies pour annoncer Son amour et pour accomplir des œuvres de bien en puisant en Lui la force pour aimer, donner et servir.

Pour la Famille Salésienne et ses membres, « vivre en présence de Dieu » signifie cultiver une intense et continuelle relation d’amour avec Lui (« Union à Dieu ») ; et donc se sentir totalement rempli d’un amour semblable au Sien, celui que l’on donne d’une manière bénévole et désintéressée et que l’on prodigue pour les destinataires privilégiés de sa mission personnelle ; signifie également savoir percevoir et accueillir les signes de Sa mystérieuse présence dans les attentes et dans les demandes des hommes et des femmes de notre temps.

C’est à ce Dieu, Père miséricordieux que Don Bosco a adressé d’un cœur tout affligé son invocation : « Da mihi animas caetera tolle ». A tous ses disciples hommes et femmes, Don Bosco répète : « La plus divine des choses divines, c’est de coopérer avec Dieu à sauver les âmes et c’est une route sûre de haute sainteté ».

Charte de l’identité de la Famille Salésienne – Art 23

 

du 17 au 20 janvier 2013
XXXIème édition des Journées de Spiritualité de la Famille salésienne au Salesianum de Rome. Un rendez-vous qui voit réunies des délégations des 31 ordres religieux, associations et groupes laïcs fondés par Don Bosco ou qui s’inspirent de son charisme.

à suivre en CLIQUANT SUR CE LIEN

Pour le programme: CLIQUER ICI


Voir la vidéo du jour  … et le ballotin du jour à ne pas manquer !

Accueillir le Christ

De chacun, le Christ attend un accueil.
Si tu ne parviens pas à lui donner de réponse,
il respecte ton silence.
Quand tu l’accueilles, par l’Esprit Saint,
il crée au-dedans de toi une communion intime avec Lui.
Dans l’étonnement d’une communion,
au tréfonds de ton âme, il se loge.
Sa présence est aussi claire que ta propre existence.
Il t’arrive d’en douter ?
Se creuserait-il en toi comme des trous d’incrédulité ?
Tu n’es pas sans fidélité pour autant.
Le doute parfois, n’est qu’un revers de la foi.

Frère Roger de Taizé

 et bonne fête du Christ Roi !

23.jpg


Aujourd’hui, la Famille salésienne
célèbre la fête de Maman Marguerite. 

Maman de don Bosco, sa première coopératrice,
elle a bercé la Famille salésienne sur ses genoux. …

En savoir plus en suivant ce lien

 

 

Les reliques poursuivent leur passage à travers la France : voir les témoignages

Voir la vidéo du jour

La prière selon Saint François de Sales (1)

22.jpg

La prière : une présence 

Parce que la vie chrétienne est aux yeux de François de Sales une vie d’union à Dieu, son secret pour parvenir à la sainteté est de vivre, autant que possible, chaque instant en présence de Dieu. Il n’est donc pas étonnant que la prière soit d’abord placé sous le signe de la présence de Dieu. A une femme qui avait l’impression de rien faire pendant l’oraison, François écrit :

« Vous ne faites rien, ce me dites-vous, en l’oraison. Mais qu’est-ce que vous y voudriez faire sinon ce que vous y faites, qui est de présenter et représenter à Dieu votre néant et votre misère ? C’est la plus belle harangue que nous fasse les mendiants que d’exposer à notre vue leurs ulcères et nécessités. Mais quelquefois encore ne faites-vous rien de tout cela, comme vous me dites, mais vous demeurez là comme un fantôme et une statue. Eh bien, ce n’est pas peu que cela. Dans les palais des princes et des rois, on met des statues qui ne servent qu’à recréer la vue du prince : contentez-vous donc de servir de cela en la présence de Dieu, il animera cette statue quand il lui plaira.

Les arbres ne fructifient que par la présence du soleil, les uns plus tôt et les autres plus tard, les uns toutes les années et les autres de trois en trois, et non pas toujours également. Nous sommes bienheureux de pouvoir demeurer en la présence de Dieu, et contentons-nous qu’elle nous fera porter notre fruit ou tôt ou tard, ou tous les jours ou parfois, selon son bon plaisir auquel nous devons pleinement nous résigner (remettre ou abandonner) »

Lettre à la Présidente Brûlart, mars 1605

Voir la vidéo du jour

Aujourd’hui : Journée de la paix

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) appelle les Églises et paroisses du monde entier à observer la Journée internationale de prière pour la paix le 21 septembre.
Cette année, le thème de la Journée de la paix est : « Une paix durable pour un avenir durable ».

9.jpg


Pédagogie de la bonté

13.jpg« Soyez toujours dans la joie du Seigneur;
laissez-moi vous le redire: soyez dans la joie  »

Homélie du lancement de la 2ème année du triennium  de préparation au Bicentenaire (16 août 2012) 34,11-12.15-16.23-24.30-31;  Ph 4,4-9;  Mt 18,1-6.10

 

Bien chers frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Nous nous sommes rassemblés aux Becchi, dans le sanctuaire de Don Bosco, pour lancer la deuxième année du triennium de préparation au Bicentenaire de sa naissance. Après nous être engagés, l’année dernière, à le connaître d’une manière plus approfondie, à l’aimer d’une manière plus intense et à l’imiter d’une manière plus fidèle dans le don total de lui-même à Dieu et dans sa disponibilité sans réserves aux jeunes, nous sommes invités, cette année, à le contempler comme éducateur et donc à approfondir, à adapter et à faire nôtre son Système Préventif. Après avoir découvert comment Don Bosco s’est senti envoyé par Dieu aux jeunes qui étaient sa raison d’être, sa mission, son héritage le plus précieux, nous devons maintenant redécouvrir ce qu’il leur offrait : l’Évangile de la Joie à travers la Pédagogie de la Bonté. Voilà son programme éducatif et sa méthode pédagogique !

Mais pour vous le présenter je vais vous parler en son nom, et même, oserai-je dire, je vais vous parler à sa place, en véritable Successeur de Don Bosco :

« Je suis connu dans le monde entier comme un saint qui a semé à pleines mains beaucoup de joie. Je dirais même plus, comme l’a écrit quelqu’un qui m’a connu personnellement, j’ai fait de la joie chrétienne « le onzième  commandement »

L’expérience m’a convaincu qu’il n’est pas possible de faire œuvre d’éducation sans cette merveilleuse impulsion, sans ce plus magnifique qu’est la joie. Mais je te parle de la vraie joie, la joie qui naît dans le cœur de celui qui se laisse guider par le Seigneur. Les gros éclats de rires, le chahut débordant, ça va bien un moment… La joie dont je te parle vient du dedans, et c’est une joie qui demeure parce qu’elle vient de Jésus, quand il est accueilli sans réserve. J’avais l’habitude de dire : « Sois joyeux, mais que ta joie soit une joie qui traduise une conscience pure de tout péché ». Et pour que mes jeunes en soient intimement persuadés, j’ajoutais : « Si vous voulez que votre vie soit joyeuse et tranquille, vous devez vous efforcer de rester dans la grâce de Dieu, puisque le cœur du jeune qui est dans le péché est comme une mer continuellement agitée ». Voilà pourquoi je rappelais souvent que « la joie naît de la paix du cœur ». Et j’insistais : « Moi, je demande rien d’autre aux jeunes que ceci : qu’ils deviennent bons et qu’ils soient toujours joyeux ».

LIRE LA SUITE

RMG – Bicentenaire: compte à rebours pour le 16 aout

 

Poster2012-2013_FR1.jpg


(ANS – Rome) – Il manque quelques jours au 16 aout, anniversaire de la naissance de Don Bosco et, comme cela a été indiqué par le Recteur Majeur, passage de la première à la deuxième étape du chemin de connaissance du saint des jeunes. Un passage qui n’oublie pas la première étape – l’histoire – et projette vers la deuxième: la pédagogie de Don Bosco. Afin de mieux se préparer à ce jour, ANS offre quelques éléments de réflexion et signale quelques textes.

Dans sa lettre du 31 janvier 2011, par laquelle il annonçait le bicentenaire, le père Chávez présentait le contenu de la deuxième étape du chemin de préparation de la manière suivante:  Pédagogie de Don Bosco 16 aout 2012 – 15 aout 2013

“Il y a déjà quelques années j’avais mis en évidence l’importance d’approfondir la pédagogie de Don Bosco ; à présent, cette intuition demande à être traduite dans un programme à concrétiser pendant cette deuxième année de préparation à la célébration du bicentenaire. J’écrivais ceci: ‘Aujourd’hui il est nécessaire d’approfondir la pédagogie salésienne. C’est-à-dire qu’il faut étudier et réaliser le système préventif remis à jour tel que le souhaitait le P. Egidio Viganò. Il s’agit […] de développer ses grandes virtualités, d’en moderniser les principes, les concepts, les orientations, d’interpréter aujourd’hui ses idées de fond:  la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes; la foi vive, la ferme espérance, la charité pastorale; le bon chrétien et l’honnête citoyen; le trinôme ‘joie, étude et piété’; les ‘trois S’: santé, science, sainteté; la piété, la moralité, la culture; l’évangélisation et la civilisation. La même chose est à dire pour les grandes orientations de la méthode: se faire aimer avant de – plutôt que de – se faire craindre; raison, religion, amour de tendre affection; père, frère, ami; familiarité surtout en récréation; gagner le cœur; l’éducateur tout donné pour le bien de ses élèves; ample liberté de sauter, de courir, d’être bruyant à volonté” (ACG 394, pp. 11-12).

L’Étrenne 2013 – Comme Don Bosco éducateur, offrons aux jeunes l’Évangile de la joie à travers la pédagogie de la bonté – aidera à approfondir le thème de cette deuxième année. La présentation du thème offre déjà des éléments de réflexion et de travail concret pour les différents groupes de la Famille salésienne.

Le 16 aout sera un jour de fête en différentes parties du monde salésien. De nombreuses provinces ont programmé des initiatives pour marquer le passage de la première à la deuxième année. Le jour de l’anniversaire de la naissance de Don Bosco, la pèlerinage de l’urne contenant la relique illustre du saint arrivera à Madagascar.

Dans la basilique de Colle Don Bosco, lieu natal du saint, aura lieu la célébration officielle avec une Eucharistie présidée par le Recteur Majeur, père Pascual Chávez. La célébration sera transmise à 11h00 (GMT+2), grâce à la production de Missions Don Bosco, en direct par satellite sur la chaine de télévision Telepace et en streaming sur www.missionidonbosco.tv. Attendue l’homélie que le IXème successeur de Don Bosco prononcera en cette occasion.

Nombreux les initiatives et les textes offerts à toute la Congrégation.

Il y a quelques semaines ont été présentés la deuxième affiche et le logo du bicentenaire, qui donnent au chemin de préparation une unité d’image.

La prière à Don Bosco, présentée dans la lettre du 31 janvier 2011, a également été confirmée pour le chemin du CG27; le Recteur Majeur, dans la Lettre de convocation du CG27, a indiqué la circonstance d’utilisation dans l’horaire de prière du salésien: “Elle est la prière du soir, qui correspond à la prière adressée le matin à Marie Auxiliatrice pour se confier à Elle” (ACG 413). De cette prière a récemment été réalisée une version vidéo à télécharger et utiliser sur les différents dispositifs portables.

La célèbre application iBreviary a récemment été mise à jour avec le Propre liturgique salésien, disponible pour le moment uniquement pour les dispositifs IOS en italien, anglais et français, et bientôt également pour ceux de la plateforme Android.

Dans la section E-SDB de sdb.org, sont disponibles les textes des trois biographies écrites par Don Bosco – Michele Magone, Domenico Savio et Francesco Besucco – en italien et en anglais.

Publié le 10/08/2012

 

Marie-Dominique MAZZARELLO

Bonne fête !

Sans titre 55.jpg

… la femme forte de l’Evangile

Enfant de la terre, elle a su ouvrir son cœur et écouter:
ainsi, elle s’est laissée façonner par Dieu.

Éclatante de vie, joyeuse, enthousiaste,
aimante et aimée de Dieu,
par la force de l’humilité,
elle a fait de sa vie,
une vie donnée, une vie de service.

« Elle était d’un naturel ardent, tempéré par la douceur et par la charité. Elle avait acquis une grande maîtrise de soi, et était parvenue à savoir vivre sans cesse en présence de Dieu et à être très attentive à ne commettre aucune faute, ni en paroles, ni en actes.

Brillait en elle un grand bon sens, sanctifié par l’amour surnaturel pour les âmes. Elle avait en horreur toute singularité dans les dévotions. Elle possédait la maturité d’esprit, la précision des vues, la promptitude de jugement, l’énergie de la volonté.

Elle était sincère et franche pour donner son avis et savait le soutenir, mais elle se soumettait aux décisions de don Pestarino. De coeur très sensible, elle se montrait impartiale avec tous. Sa façon de faire était libre et vive, mais toujours de bon aloi; et sa démarche, naturelle et noble »

Don Lemoyne (MB X, 644)


Pour aller plus loin :

« Prendersi Cura » , … l’art de prendre soin de l’autre

Maïn, la simplicité du coeur (vidéo)

 

Voir la vidéo du jour


 

Un regard sur les jeunes français d’aujourd’hui

 

Sans titre 24.jpg


RMG – Projet Europe: la jeunesse en France

Aujourd’hui, on parle de crise. Mais voilà quarante ans qu’on en parle. Une crise qui dure, ce n’est pas une crise, mais une mutation. Jean-Marie Petitclerc nous offre un cadre qui réclame des interventions immédiates.

Tous les auteurs, qu’ils soient sociologues ou journalistes, en conviennent. La Jeunesse, avec un grand J, n’existe pas. « La jeunesse n’est qu’un mot », comme l’affirmait Pierre Bourdieu dans « ses questions de sociologie ». Et ce mot est piégé : il fonctionne comme un fourre-tout, commode mais trompeur.

Les jeunes sont très diversifiés, et le risque est grand de parler de la Jeunesse à partir des jeunes que nous rencontrons. C’est aujourd’hui un risque majeur pour l’Eglise de France. Elle a tendance à parler de la jeunesse à partir des jeunes qui ont participé aux JMJ de Madrid. Mais une enquête sociologique, réalisée par l’hebdomadaire La Vie, montre qu’il s’agit essentiellement de jeunes issus de milieux favorisés, et dont la grande majorité compte parmi la petite minorité qui va à la messe de manière régulière ! Ces jeunes sont loin d’être représentatifs de la jeunesse de France !

Les jeunes sont bien différents entre eux … mais ils ont en commun de vivre le passage de l’âge de l’enfance à l’âge adulte, dans le contexte de notre société actuelle. On parle aujourd’hui de crise. Mais voici plus de quarante ans qu’on parle de crise. Une crise qui dure, ce n’est pas une crise, c’est une mutation. Vivre sa jeunesse dans un tel contexte n’est pas chose facile. Ce ne sont pas les jeunes qui brusquement ont changé, c’est le contexte dans lequel ils vivent et la manière dont les adultes les accompagnent.

Le primat de l’affectif sur l’institutionnel

Ce qui fonctionne aujourd’hui, ce sont soient les petits groupes de 4 ou 5 – parce que dans de tels petits groupes, on camoufle ce qui est différent, et on conforte son « moi je » – soient les groupes de 1 000, 2 000, 10 000… Alors là, il suffit de placer au centre une bonne vedette, et se diffuse une grande chaleur fusionnelle de 10 000 « moi je » qui vibrent ensemble. Par contre, le groupe de 15-30, où l’on est obligé de se confronter à la différence de l’autre, de se répartir des rôles, constitue une expérience plus difficile à vivre.

Ce primat de l’affectif génère une difficulté pour le jeune d’aujourd’hui de reconnaître le rôle positif des diverses institutions.

De plus, le rapport à l’autorité est de moins en moins statutaire ; l’autorité liée à une fonction institutionnelle est aujourd’hui contestée par bon nombre de jeunes ; elle est de plus en plus relationnelle, liée à la qualité de la relation adulte/jeune.

Le primat de la culture de l’entre-jeunes sur l’intergénérationnel

Une grande difficulté des jeunes d’aujourd’hui réside dans le fait que tous les jeunes circulent dans trois lieux : la famille, l’école et la cité. Chacun de ces lieux est marqué par une culture : la culture familiale, imprégnée des traditions d’origine, la culture scolaire, imprégnée de la tradition républicaine et la culture de la cité, qui est fondamentalement devenue une culture de l’entre-pairs, autrement dit de l’entre-jeunes, les adultes ayant un peu déserté l’espace public.

Une grande évolution réside, aujourd’hui, dans le fait que cette culture de l’entre-pairs a tendance à devenir de plus en plus prégnante. Elle  a tendance à envahir l’école, (surtout lorsque celle-ci est située au cœur du quartier), et à renvoyer la famille à la marge. Les parents arrivent tant bien que mal à gérer l’espace familial, mais sont de moins en moins à l’aise pour intervenir dans les autres champs de vie de leur enfant, tant ils se sentent décalés face aux codes de communication utilisés, si différents des leurs.

Le développement de l’Internet favorise un tel primat. Des jeunes qui, physiquement sont dans la sphère familiale, mais qui, mentalement, peuvent rester dans la sphère de l’entre-pairs, avec lesquels ils ne cessent de communiquer via les réseaux sociaux (twitter, facebook).

Enfermés dans ces codes de l’entre-pairs, les jeunes ont alors de plus en plus de mal à intégrer le monde du travail. Et le plus grand obstacle que rencontrent aujourd’hui les jeunes dans l’insertion dans le monde de l’entreprise réside parfois moins dans leur absence de qualification, que dans l’écart de comportement entre celui véhiculé dans la cité et celui attendu dans l’entreprise.

Le primat de l’instant sur la durée

La raison principale du mal-être de la jeunesse française réside dans le regard négatif que les adultes portent sur demain. Un tel climat engendre chez les jeunes français une crise de confiance en l’avenir, qui possède de grandes incidences sur leurs comportements dans le présent. Nous assistons chez eux à un développement des conduites de l’instant, de ce « tout, tout de suite » qui caractérise tant de discours et de comportements adolescents et qui est si générateur de violence.

Une société qui ne permet pas à une frange importante de sa jeunesse de se projeter dans l’avenir est une société qui, en quelque sorte, fabrique de la délinquance !

Cette perte de confiance dans l’avenir est également synonyme d’une montée de la déprime, qui est la pathologie la plus fréquemment rencontrée chez les adolescents d’aujourd’hui. Nous savons combien le problème du suicide est devenu préoccupant en France qui compte parmi les cinq pays occidentaux où le taux est le plus élevé chez les jeunes.

Le problème du suicide des jeunes devient crucial. D’autant que bon nombre d’adolescents, même s’ils ne passent pas à l’acte, sont habités par des idées suicidaires. Une enquête de l’INSERM, menée auprès d’une population âgée de 15 à 19 ans, montrait que plus de 10% des adolescents interrogés étaient habités par des idées suicidaires.

Tel est l’état moral de notre jeunesse. Il est grand temps aujourd’hui en France de prendre la mesure du problème.

Jean-Marie PETITCLERC, sdb
source: ANS (Agence Info Salésienne – 03042012)


Voir la vidéo du jour