Archives de catégorie : Avent

C’est l’Avent !

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« Allume une braise dans ton cœur, c’est l’Avent ! »

« Allume une braise dans ton cœur, c’est l’Avent !
Tu verras, l’attente n’est pas vaine quand on espère quelqu’un.

Allume une flamme dans tes yeux, c’est l’Avent !
Regarde autour de toi, on a soif de lumière et de paix.

Allume un feu dans tes mains, c’est l’Avent !
Ouvre-les à ceux qui n’ont rien, ta tendresse est à bout de doigts.

Allume une étoile dans ton ciel, c’est l’Avent !
Elle dira à ceux qui cherchent qu’il y a un sens à toute vie.

Allume un foyer en hiver, c’est l’Avent !
Les transis du cœur et du corps viendront
et il fera chaud au cœur du monde.

II suffit d’une seule braise,
pour enflammer le monde,
et réchauffer le cœur le plus froid.

Ainsi soit-il. »

Père Robert Riber 
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Notre calendrier illustré : Chaque jour, un pas en Avent…

 

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Naître

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Naître, c’est oser,
C’est prendre le risque,
C’est quitter la terre ferme,
C’est ne pas savoir à l’avance
Ce qu’il y a devant,
C’est accepter l’inconnu,
L’inattendu,
L’imprévu et la rencontre.

Naître, c’est quitter son abri,
C’est essuyer le vent de face
Et porter le soleil sur son dos.
Naître, c’est avoir trop froid
Et trop chaud.
Naître, c’est n’avoir plus d’autre maison
Que le passage…

Jean Debruynne

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Avec les doigts du cœur

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Quand la souffrance touche le corps,
C’est le cœur qui est le plus touché.
Quand la douleur blesse le corps,
C’est le cœur qui est le plus blessé.
Quand la lèpre défigure un corps,
C’est toujours le corps qui est défiguré.

Aujourd’hui, sur nos routes d’hommes,
Ils sont légion les lépreux du monde.
Mais, il suffit de si peu de chose,
Rien ou presque rien, tu sais…

Si tu veux relever ton frère,
Touche-le avec les doigts du cœur
Et son visage s’illuminera.
Touche-le avec les mots du cœur,
Même s’il est abattu.
Tu verras, il se lèvera.

Robert Riber

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Notre prière de la semaine: Avec Toi, j’attends l’Emmanuel

Mon credo de Noël

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Je crois en un Dieu si fragile qu’il abandonne sa vie entre les mains réunies d’un homme et d’une femme.

Je crois que ses sourires d’enfant éclairent d’une promesse d’aube le visage de l’homme et de la femme, il apaise leur cœur et les libère de la peur

Je crois qu’il donne de l’allégresse à leur souffle, des couleurs malgré l’obscurité qui règne, et il les met en route vers bien plus loin qu’ils n’ont jamais espéré.

Je crois qu’à la lueur de leur joie, d’autres hommes, d’autres femmes, toi, moi, nous, retrouvons dans la nuit un goût d’espérance

Je crois au courage qui nous vient à nous retrouver ensemble, à la force de nos choix, à la liberté conquise et partagée, ça nous tient chaud au ventre, et ça devient un chant.

Je crois que la beauté de ce chant fait naître dans le ciel une étoile dans laquelle d’autres pauvres reconnaissent le signe d’une vie plus belle qu’ils attendaient même sans le savoir.

Je crois qu’à la vue de l’étoile chacun a le sentiment d’être appelé par son nom, de n’être plus « un rien », de n’être plus un chiffre, mais un homme, une femme, un jeune ou un enfant respecté entre tous.

Je crois en la parole qu’à la lueur de l’étoile chacun de nous peut tenir, malgré la souffrance, malgré le mépris, c’est une parole ferme et forte, une parole qui porte et fait se lever à leur tour d’autres hommes, d’autres femmes, d’autres enfants.

Je crois en ce chant au milieu de la nuit qui rend digne les plus humbles mais que les haïsseurs de ce monde, les profiteurs, les dominateurs, veulent faire taire à tout prix.

Je crois qu’à chaque fois que l’homme, la femme, l’enfant, toi, moi, nous, entrons en lutte pour nous arracher au désespoir et devenir un peu plus humains, la nuit se déchire, la peur s’étiole, les anges chantent, l’enfant naît.

Message de la mission ouvrière de Paris

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Le chemin de Dieu passe par l’Homme

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On dit que tu nous parles,
Mais je n’ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles.
Les seules voix que j’entende
Ce sont des voix fraternelles
Qui me disent les paroles essentielles.

On dit que tu te manifestes,
Mais je n’ai jamais vu ton visage de mes propres yeux.
Les seuls visages que je vois
Ce sont des visages fraternels
Qui rient, qui pleurent et qui chantant.

On dit que tu fais route avec nous,
Mais je n’ai jamais senti ta main se poser sur mes épaules.
Les seules mains que j’éprouve
Ce sont des mains fraternelles
Qui étreignent- consolent et accompagnent.

On dit que tu nous sauves,
Mais je ne t’ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs.
Les seuls suiveurs que je rencontre
Ce sont des coeurs fraternels
Qui écoutent, encouragent et stimulent.

Mais si c’est toi. ô mon Dieu, qui m’offres
Ces voix, ces visages, ces compagnons et ces compagnes,
Ces mains et ces coeurs fraternels,
Alors, du coeur du silence et de l’absence
Tu deviens, par tous ces frères, parole et présence.

Jacques Musset

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Anéantir en soi tout ce qu’on croit devoir anéantir chez les autres

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Nous avons tant à changer en nous-mêmes que nous ne devrions même pas nous préoccuper de haïr ceux que nous appelons nos ennemis.

Nous sommes bien assez ennemis les uns des autres.

A vrai dire, je ne crois pas du tout à l’existence de ce qu’on appelle des ‘méchantes gens’…

La seule solution, vraiment la seule, je ne vois pas d’autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres.

Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà.

Etty Hillesum,
jeune juive hollandaise morte en déportation en 1943

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Rends-nous solidaires dans la vérité

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Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et dans le combat. De loin ou de près, nous partageons leur détresse et leur espoir. Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières où les hommes souffrent et transforment le monde. Mets-nous en solidarité avec l’étranger, que nous ignorons, avec le démuni, que nous effaçons, avec le prisonnier, que nous évitons. Oh Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité à laquelle tu nous appelles sans cesse.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans la vérité et non pas dans le mensonge des tactiques. Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à la partialité destructrice et qui nous entraînerait dans la captivité de nos propres amis. Car tu nous veux solidaires, mais non pas partisans, toi qui as pris parti pour nous, sans jamais nous mentir sur nous-mêmes. Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations. Délivre nous de toute solidarité qui tournerait à l’inflation vaine et qui nous plongerait dans la paille des mots sans le grain des choses. Car tu nous veux solidaires, mais non pas tribuns, toi qui es toujours parole unie à la vie, parole en acte, fût-ce dans le silence.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes. Délivre-nous de cet obscur besoin que nous avons parfois de la souffrance humaine, comme si la souffrance pouvait être un quelconque bien, sauf pour celui qui dure en l’endurant. Car tu nous veux solidaires, mais non pas prophètes de malheur, toi qui as toujours voulu pour les hommes la justice et la liberté, la joie et la paix.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité, car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière. Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne et de la pitié, qui empoisonne tout. Car tu nous veux solidaires de celui dont nous devenons vraiment le prochain.

Ô Dieu, purifie nos solidarités. Rends-les vraies, fécondes, ardentes et humbles.

Nous te le demandons au nom de Celui qui a été résolument solidaire de l’homme abandonné et méprisé, Jésus.

André Dumas

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Réveil !

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Dieu, merci de venir réveiller 
notre attente endormie sous les soucis, 
la bousculade des jours et nos ennuis.
Nous sommes si pressés 
que nous ne prenons plus le temps d’attendre.
Nous avons tant à faire, à penser.
Nos agendas, nos heures, nos vies sont remplis.

Dieu, merci de venir réveiller notre attente.

Toi, tu nous fais cadeau de ce temps neuf.
Voici les temps nouveaux!
D’un temps qui ne peut se gagner ni se perdre.
D’un temps pour respirer, pour espérer, pour vivre.

Dieu, merci pour ce temps d’Avent.
Merci d’arriver à l’improviste, visiteur inattendu!
Car si Noël est programmé sur nos calendriers,
Toi, Dieu, tu n’as jamais fini de nous surprendre!

(Diocèse-de-Sainte-Anne-de-la-Pocatière – Novembre 2010)

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J’aime beaucoup le mot bonheur.

Pendant de nombreuses années, le philosophe Paul Ricœur, de tradition protestante, avait l’habitude de venir à Taizé. Il est décédé vendredi 20 mai 2005 à l’âge de 92 ans. Les extraits ci-dessous proviennent d’un entretien lors de son séjour à Taizé pendant la Semaine sainte 2000.

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J’aime beaucoup le mot bonheur…

Longtemps, j’ai pensé que c’était soit trop facile, soit trop difficile de parler du bonheur.

Et j’ai dépassé cette pudeur. Ou plutôt je l’approfondis, cette pudeur, en face du mot bonheur. Je le prends dans toute la variété de ses significations, y compris celle des Béatitudes. Je dirais que la formule du bonheur c’est : « Heureux celui qui… »

Alors, le bonheur, je le salue comme justement une « re-connaissance », dans les trois sens du mot : je le reconnais comme étant mien, je l’approuve chez autrui, et j’ai de la gratitude pour ce que j’en ai connu, ces petits bonheurs, parmi lesquels ceux de la mémoire, pour me guérir des grands malheurs de l’oubli.

Et c’est là que je fonctionne à la fois comme philosophe, nourri des Grecs, et lecteur de la Bible et de l’Évangile, où on peut suivre le parcours du mot bonheur, mais dans les deux registres. Parce que le meilleur de la philosophie grecque est une réflexion sur le bonheur, le mot grec eudeimon – on a parlé de l’eudémonisme philosophique, chez Platon, chez Aristote -, et je m’y retrouve très bien avec la Bible. Je pense tout d’un coup au début du psaume 4 : « Ah ! Qui nous enseignera le bonheur ? » C’est une question un peu rhétorique, mais qui a sa réponse dans les Béatitudes.

Et les Béatitudes, c’est l’horizon de bonheur d’une vie sous le signe de la bienveillance, parce que le bonheur, ce n’est pas simplement ce que je n’ai pas, ce que j’espère avoir, mais aussi ce que j’ai goûté.

Paul Ricoeur

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