Archives de l’auteur : coopbelsud

Notre blog déménage !

La plate-forme Skynet-Blog qui héberge notre Mot du Jour 
cessera ses activités fin mai.
Nous sommes donc obligés de déménager !
Nous avons trouvé un pied à terre chez Blogger …
et nous vous invitons à y découvrir nos nouvelles installations :
notre Mot du jour ► |  notre Vidéo du jour ► |  notre Soleil du jour 
Il y a encore un peu de rangement à faire… 
N’hésitez-pas à nous communiquer les éventuelles erreurs 
que vous pourriez constater
et à nous contacter en cas de problèmes de réception 
de notre message quotidien.
Profitez-en également pour enregistrer nos nouvelles adresses dans vos favoris
et invitez vos amis à nous rendre visite…
Ce message est également pour nous l’occasion pour vous remercier 
de votre fidélité à nos différentes publications.
Franz DEFAUT, sc
Les publications de novembre 2007 à Avril 2018
sont accessibles via ce lien ►

On ne trouve que ce que l’on attend

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Il était une fois un homme assis près d’une oasis, à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.
Un jeune homme s’approcha et lui demanda :
– Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme lui répondit par une question :
– Comment étaient les gens de la ville d’où tu viens ?
– Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir.
– Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et posa la même question :
– Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme répondit de même.
– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d’où tu viens ?
– Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J’y avais de nombreux amis et j’ai beaucoup de mal à les quitter.
– Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations. Dès que le second jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
– Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question donnée par deux personnes ?
– Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D’où qu’il vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l’autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux.

Conte d’Orient

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Ouvrir une fenêtre

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Il y a des jours, Seigneur, où je ne sais plus rien.
Je ne sais plus ce que je suis, qui je suis.
Je ne sais plus pourquoi je suis là et où je vais.

Oh! Ce n’est rien, Seigneur, presque rien,
juste un peu de lassitude,
comme un ciel de nuit dans le midi de ma vie.

Alors, j’ai envie d’ouvrir une fenêtre,
une fenêtre sur l’ailleurs,
sur l’ailleurs de moi,
sur l’ailleurs de mon quotidien.
Apprends-moi, Seigneur,
à ouvrir le sens de ma vie, comme une route.
Pas une route facile, je le sais.
Il y aura toujours, malgré moi, de temps en temps,
la soif, la fatigue et la faim.
Mais, je sais aussi, qu’il y aura toujours au fond de moi,
cette force qui me fait tenir debout,
car, j’en suis sûr, le soir venu, tu seras là, à l’étape.
Alors, peut-être qu’autour d’une table,
en rompant le pain avec d’autres,
je trouverai un sens à ma vie.

Robert Riber

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Accompagner

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Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis,
je dois le chercher là où il est et commencer là, justement là.

Celui qui ne sait faire cela se trompe lui-même

quand il pense pouvoir aider les autres.

Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui

mais d’abord comprendre ce qu’il comprend.

Si je n’y parviens pas,

il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui.

Si je désire avant tout montrer ce que je sais

c’est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l’autre
plutôt que l’aider.

Tout soutien commence avec humilité
devant celui que je veux accompagner;

et c’est pourquoi je dois comprendre qu’aider
n’est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir.
Si je n’y arrive pas, je ne puis aider l’autre.

Søren Kierkegaard, philosophe danois (1813-1855)

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