Repartir

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Repartir, ce n’est surtout pas revenir sur ses pas,
Repartir, ce n’est pas faire marche arrière.
Ce n’est pas revenir à son point de départ.
Repartir, ce n’est pas faire demi-tour
en effaçant les traces de ses propres pas.

Jamais tu ne repars comme tu es arrivé.
Jamais tu ne reviens comme tu es parti.
Jamais tu ne rentres comme tu es sorti.

Le voyage te change
Le voyage n’a pas été seulement
celui des kilomètres et des semaines.
Celui qui repart se remet en cause,
il se remet en histoire et en route.
Il renonce à rentrer dans ses pantoufles et ses habitudes.

Repartir, c’est affirmer que l’avenir existe, puisqu’on y va.
C’est croire qu’il existe un possible, puisqu’on y part.
Repartir, c’est prouver que tout n’a pas été dit.
Repartir, c’est croire qu’il existe encore un chemin, il est celui du cœur.

Repartir, ce n’est pas rapporter des souvenirs, mais des projets.
Repartir, ce n’est pas retrouver ses habitudes
et remettre les choses à leur place.
Repartir, ce n’est pas déclarer que tout est fini
et qu’il ne reste plus que des nostalgies.
Repartir, c’est, au contraire, vouloir que tout commence.

Celui qui repart a le cœur neuf.Celui qui repart suit le chemin d’un nouveau regard.
Celui qui repart ne sera plus jamais comme avant.
Celui qui repart se remet en mouvement.

Père Jean Debruynne

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Une réflexion au sujet de « Repartir »

  1. Myriam de Terwangne

    Merci pour ce texte du Père Jean Debruynne .
    En voici justement un autre du même auteur sur le thème du Carême .
    Et aussi un texte du Père Charles Singer
    Ces deux textes sont précédés du SANCTUS ( Libera ) :
    SANCTUS ( Libera )

    JEAN DEBRUYNNE :
    On avait trop fait du Carême un concours de sacrifices, un championnat de privations et une coupe du monde des jeûnes et de l’abstinence…
    On avait oublié que le but du Carême n’était pas de faire des gens pieux, mais de faire des hommes et des femmes plus humains. Bien sûr, pour changer le monde, il faut que je commence par changer ma vie, non pas chacun pour soi, mais ensemble, fraternels et solidaires.
    Le Carême, c’est devenir plus humain, et c’est ensemble qu’on devient humain.
    -Jean Debruynne –
    CHARLES SINGER :
    Le Carême est le temps où nous prenons conscience non pas de notre péché mais de la grandeur à laquelle nous sommes appelés. Il n’est pas question durant le Carême de dompter le corps. Il convient avant tout de libérer de notre coeur, les ressources d’amour et de solidarité que Dieu nous a confiées.
    Le Carême est le temps de la couleur : on se débarrasse de la patine et de la poussière accumulées et on se trouve en face de la beauté du commencement.
    Charles SINGER , Saisons , Ed Desclée
    Vie Chrétienne, Février 2004 ( n° 493 )
    Excellente journée !