Pédagogie de la bonté

13.jpg« Soyez toujours dans la joie du Seigneur;
laissez-moi vous le redire: soyez dans la joie  »

Homélie du lancement de la 2ème année du triennium  de préparation au Bicentenaire (16 août 2012) 34,11-12.15-16.23-24.30-31;  Ph 4,4-9;  Mt 18,1-6.10

 

Bien chers frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Nous nous sommes rassemblés aux Becchi, dans le sanctuaire de Don Bosco, pour lancer la deuxième année du triennium de préparation au Bicentenaire de sa naissance. Après nous être engagés, l’année dernière, à le connaître d’une manière plus approfondie, à l’aimer d’une manière plus intense et à l’imiter d’une manière plus fidèle dans le don total de lui-même à Dieu et dans sa disponibilité sans réserves aux jeunes, nous sommes invités, cette année, à le contempler comme éducateur et donc à approfondir, à adapter et à faire nôtre son Système Préventif. Après avoir découvert comment Don Bosco s’est senti envoyé par Dieu aux jeunes qui étaient sa raison d’être, sa mission, son héritage le plus précieux, nous devons maintenant redécouvrir ce qu’il leur offrait : l’Évangile de la Joie à travers la Pédagogie de la Bonté. Voilà son programme éducatif et sa méthode pédagogique !

Mais pour vous le présenter je vais vous parler en son nom, et même, oserai-je dire, je vais vous parler à sa place, en véritable Successeur de Don Bosco :

« Je suis connu dans le monde entier comme un saint qui a semé à pleines mains beaucoup de joie. Je dirais même plus, comme l’a écrit quelqu’un qui m’a connu personnellement, j’ai fait de la joie chrétienne « le onzième  commandement »

L’expérience m’a convaincu qu’il n’est pas possible de faire œuvre d’éducation sans cette merveilleuse impulsion, sans ce plus magnifique qu’est la joie. Mais je te parle de la vraie joie, la joie qui naît dans le cœur de celui qui se laisse guider par le Seigneur. Les gros éclats de rires, le chahut débordant, ça va bien un moment… La joie dont je te parle vient du dedans, et c’est une joie qui demeure parce qu’elle vient de Jésus, quand il est accueilli sans réserve. J’avais l’habitude de dire : « Sois joyeux, mais que ta joie soit une joie qui traduise une conscience pure de tout péché ». Et pour que mes jeunes en soient intimement persuadés, j’ajoutais : « Si vous voulez que votre vie soit joyeuse et tranquille, vous devez vous efforcer de rester dans la grâce de Dieu, puisque le cœur du jeune qui est dans le péché est comme une mer continuellement agitée ». Voilà pourquoi je rappelais souvent que « la joie naît de la paix du cœur ». Et j’insistais : « Moi, je demande rien d’autre aux jeunes que ceci : qu’ils deviennent bons et qu’ils soient toujours joyeux ».

LIRE LA SUITE