AUJOURD'HUI?

LA MISSION SALESIENNE

              Sens et défis…

Point de vue d'un Salésien Coopérateur,
Chrétien Laïc associé à la Famille Salésienne.

Franz Defaut         
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St François de Sales nous dit :

  • Ce n'est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu, mais par l'amour avec lequel nous les faisons... C'est l'amour qui donne la perfection et le prix de nos oeuvres."
  • se laisser employer au gré des autres, ou par eux ou pour eux... C'est là où gît le souverain degré de l'abnégation. Comme quand nous voudrions prêcher, on nous envoie servir les malades; quand nous voudrions prier pour le prochain, on vous envoie servir le prochain. 0 mieux vaut toujours, sans comparaison, ce que l'on nous fait faire que ce que nous choisissons nous-mêmes de faire."
En l'écoutant, nous pouvons dire que la mission du salésien coopérateur, aujourd'hui, comme hier d'ailleurs, ne se définit pas tant dans ce qu'elle fait que dans la façon dont elle se vit. Elle ne peut exister que dans l'équilibre que nous pouvons réaliser entre :
- sa dimension intérieure : l'être (la mission doit se découvrir) ( se révéler )
- sa dimension extérieure : le faire- l'apostolat, (la mission doit s'exprimer)
A la suite de Don Bosco, le salésien est invité à vivre cette harmonie :
  • Comme Don Bosco, le salésien est un contemplatif dans l'action. C'est dans son travail apostolique qu'il apprend à rencontrer Dieu et est provoqué continuellement à le prier. (...) C'est la grâce d'unité de sa vocation : activité infatigable sanctifiée par la prière et l'union à Dieu.

Nous devons donc toujours rechercher cet équilibre si cher à Don Bosco, sous peine de n'être que des « ions libres » salésiens, producteurs certes d'énergie, mais risquant de nous égarer de notre mission première voulue par Don Bosco et pire peut-être encore, égarant pour ceux qui se « frotteraient » à nous. Nous avons donc plus à être salésien qu'à faire le salésien.

Cet équilibre est à trouver dans la « fidélité » au message particulier de Don Bosco, dans les orientations prioritaires et fondatrices du charisme salésien voulu par Don Bosco, pour permettre son épanouissement dans notre vie, ici et maintenant. Prendre conscience de cet équilibre nécessaire dans notre action salésienne, c'est comprendre la proposition originale de Don Bosco faite aux coopérateurs.

Je vous propose donc de réfléchir sur cet "être salésien laïc" avant de vous proposer brièvement des champs d'action salésienne laïque que nous pourrions investir, ceux-ci étant
plus à trouver de manière individuelle et locale, suivant les possibilités particulières de chacun.

* Etre Salésien aujourd'hui :

L' aujourd'hui salésien n'est pas tant à rechercher dans une imitation passéiste, mais dans la capacité de chacun à traduire dans sa propre vie, la vérité de l'appel que Dieu lui-même nous adresse, à travers la proposition fondatrice de Don Bosco.

Don Bosco nous invite, mais c'est Dieu lui-même qui nous appelle. Notre mission est donc une mission d'Eglise et notre « émotion salésienne » risque de rester stérile si nous ne prenons pas suffisamment conscience de cette réalité première de notre vocation.

Nous avons donc à relire notre vie dans ce contexte salésien inscrit dans la démarche universelle de l'Eglise.

Cette relecture, cette recherche d'équilibre, nourrie dans une prière simple, doit nous permettre de faire nous - même l'expérience de la présence de Dieu dans notre vie, pour devenir à notre tour, non seulement des signes de cette présence, mais aussi des points d'appui, où l'autre, le jeune en particulier, pourra lui aussi s'identifier et prendre conscience de sa propre recherche.


Nous n'avons pas à être le "puits de la Samaritaine qui abreuve toute soif, mais nous avons peut-être à être simplement, dans le désert que notre société traverse, des relais indicateurs qui montrent le chemin à suivre pour aller au puits.


C'est en étant nous-mêmes sur la route, que nous pourrons réellement mettre en chemin ceux que nous rencontrerons.

L'urgence que nous ressentons, ne doit pas cacher la patience de Dieu et face à ce que nous pouvons interpréter parfois comme une absence, il est dangereux de vouloir devenir nous-mêmes Dieu. Nous devons être des lumières qui éclairent et non des phares éblouissants. Ce n'est pas une oasis qui fait oublier le désert... et chacun doit trouver lui-même le chemin qui le conduira à Dieu.

  • Quelle est donc cette route salésienne qui est la nôtre aujourd'hui.
  • Quels sont les chemins salésiens sur lesquels nous avons à être présents ?

Nous nous devons de cheminer sur la route des jeunes….du jeune.
Cela peut paraître évident et pourtant ...       
"Où pouvons-nous donc les rencontrer ?", me semble être une bonne question.


Le premier lieu, notre famille, n'a rien de réducteur que du contraire ! Car la famille doit nous ouvrir aux dimensions du monde: la société, nos lieux de vie, nos lieux d'engagement, nos églises locales, l'Eglise universelle.


Notre apostolat familial doit avoir cette ouverture au monde "extérieur" si nous voulons garantir son épanouissement. Et la tentation est grande de vouloir se contenter d'un repli sur soi, un repli "protecteur" qui serait tout sauf salésien.

* Un but, un seul doit nous guider,

c'est, comme je l'ai déjà souligné, l'accompagnement à la découverte de Dieu. Le « Da mihi Animas » fondateur de l'apostolat salésien de Don Bosco, doit être la base de notre apostolat particulier : conduire des âmes à Dieu.