Jean Bosco est né le 16 août 1815, sur la colline des Becchi, un petit hameau près de Castelnuovo d'Asti, aujourd'hui Castelnuovo Don Bosco. Issu d'une
famille pauvre, orphelin à l'âge de 2 ans, il fut élevé par sa mère Marguerite, ainsi que son frère aîné Joseph et son
demi-frère Antoine.
Travaillant dur et ferme, il s'est préparé à la mission qui lui avait été indiquée dans un songe, alors qu'il avait à peine 9 ans, et qu'il s'est vu
confirmer par la suite à maintes reprises, de manière extraordinaire. Il a étudié à Chieri, tout en apprenant divers métiers. Il est ordonné prêtre à
26 ans. Arrivé à Turin, il est immédiatement frappé par le spectacle des enfants et des jeunes livrés à eux-mêmes, sans travail et sans guide. Il prend
alors la décision de consacrer sa vie aux jeunes pour les sauver.
Débuts de l'œuvre
Le 8 décembre 1841, dans l'église Saint-François d'Assise, Don Bosco rencontrait un pauvre garçon, nommé Barthélemy Garelli, le premier d'une multitude de
jeunes. C'est ainsi que commence l'Oratoire, itinérant au début, puis, dès Pâques 1846, définitivement installé au Valdocco, faubourg malfamé, qui
deviendra la maison mère de toutes les œuvres salésiennes. Les garçons affluent par centaines : ils étudient et apprennent un métier dans les ateliers
que Don Bosco a construits pour eux.
En 1859, Don Bosco invite ses premiers collaborateurs à se joindre à lui dans la Congrégation Salésienne : ainsi, rapidement, devaient se multiplier
partout des « oratoires » (centres de loisirs et de formation humaine et chrétienne pour les jeunes), des écoles professionnelles, des collèges, des
centres de vocations (sacerdotales, religieuses, missionnaires), des paroisses, des centres en pays de mission… Ainsi, en 1875, son action déborde
l'Italie, une première expédition missionnaire s'embarque pour l'Argentine, et les salésiens ouvrent leur première œuvre en France, à Nice.
Les filles et les laïcs aussi
En 1872, Don Bosco fonde l'institut des Filles de Marie Auxiliatrice (Sœurs salésiennes) qui travailleront pour les jeunes filles dans des œuvres variées,
avec le même esprit et la même pédagogie. La cofondatrice et première supérieure a été Marie-Dominique Mazzarello
(1837-1881), canonisée par le pape Pie XII le 21 juin 1951.
Mais Don Bosco a su s'entourer de nombreux laïcs pour partager avec les Salésiens et les Salésiennes son projet éducatif. Dès 1869, il fondait
l'Association des Coopérateurs, qui font partie à part entière de la Famille Salésienne, se mettant au service de
l'Église à la manière de Don Bosco.
À 72 ans, épuisé par le travail, Don Bosco avait réalisé ce qu'il avait déclaré un jour : « J'ai promis à Dieu que tant qu'il me resterait un souffle de
vie, ce serait pour mes chers enfants. » Il meurt à Turin, au Valdocco, à l'aube du 31 janvier 1888. Béatifié le 2 juin 1929 et proclamé saint par le
pape Pie XI, le dimanche de Pâques 1er avril 1934, Don Bosco est considéré, à juste titre, comme un des plus grands éducateurs.
Don Bosco a été l'un des premiers saints photographiés. Voici des photographies originales de Don Bosco, de 1861 à sa mort en 1888.
Cliquez sur une photo pour l'agrandir.
À l'occasion de la fin des JMJ et de la Saint Jean Bosco, « La Foi prise au mot » vous propose une émission sur la famille salésienne et l'éducation
de la jeunesse… Nous nous attarderons surtout sur la postérité des intuitions de Don Bosco. Comment se porte la famille salésienne aujourd'hui ? Et
surtout, comment éduque-t-on la jeunesse à notre époque ?
Le synode des Jeunes, mais aussi de récents événements en France et en Europe laisse deviner qu'émerge une jeunesse nouvelle, qui a l'impression qu'on
ne lui fait pas assez de place et que le monde qu'on va lui laisser est sombre, sans beaucoup de perspectives. Qu'en est-il ? Et qu'en pensent les
Salésiens ?
Pour répondre à ces questions, Régis Burnet reçoit deux membres de la famille salésienne : le père Jean-Marie Petitclerc, fondateur du Valdocco à
Argenteuil, en banlieue parisienne, et sœur Michèle Decoster, ancienne éducatrice et directrice d'établissement (Ganshoren - Belgique).
« Dans les pas de Don Bosco » — Le Jour du Seigneur, janvier 2015
De Nice où Don Bosco a fondé le lycée fréquenté aujourd'hui encore par des élèves en situation de décrochage scolaire à Castelnuovo où il est né en
Italie en 1815, en passant par Turin où il a créé le Valdocco, le reportage nous entraîne en pèlerinage sur les lieux qui ont vu grandir et s'épanouir le
fondateur de la Congrégation des Salésiens en 1854.
Comme sa famille était très pauvre, Jean Bosco fit ses études avec l'aide de bienfaiteurs et avec l'argent gagné en travaillant. Ordonné prêtre en juin
1841, il se consacra aux jeunes pauvres et abandonnés des quartiers populaires de Turin, notamment aux jeunes ouvriers. On l'appelle « Don Bosco ».
Sa pédagogie repose sur la formation à un métier et le catéchisme. Raison, religion et affection sont au cœur de ses principes éducatifs avec
l'éducateur qui aide le jeune à grandir, dans la confiance.
Le système éducatif préventif de Jean Bosco – canonisé en 1934 – apparaît très moderne et fait de lui le père et maître de la jeunesse sur lequel il
porte un regard d'espérance.
Face à quatre photographies authentiques de Don Bosco, le « Bollettino Salesiano » (mars 1982, pp. 18-19) a publié cette méditation. Ce qui a
frappé l'auteur dans ces « portraits » impressionnants, c'est la « plénitude d'humanité » qui s'en dégage. Bien que datant de 1982, ce texte garde toute
son actualité.
Dire « spiritualité » c'est dire expérience de Dieu : un itinéraire de spiritualité est une recherche progressive d'identité chrétienne, c'est un
itinéraire pour éduquer à la foi. Spiritualité, identité chrétienne, sainteté (terme si fréquemment utilisé par Don Bosco) sont des réalités qui
s'entremêlent profondément jusqu'à s'identifier.
La prière salésienne : une célébration contemplative du présent
Nous assistons en notre temps à un entremêlement ou à une succession de divers modèles de prière : un modèle traditionnel, dans lequel les
« pratiques de piété » sont peut-être trop soulignées au détriment de la « piété » en soi ; un modèle des mouvements de type charismatique ; un modèle
idéologico-politique fortement aimanté par les événements…
La spiritualité salésienne est une spiritualité qui a une empreinte mariale originale. Marie est une figure centrale dans l'œuvre éducatrice
de Don Bosco. La récupération de la spiritualité mariale libérée de certaines formes du XVIIIe siècle s'appuie sur deux supports…
« Da mihi animas. Coetera tolle » — Seigneur, donne-moi des jeunes à conduire vers toi. Et enlève-moi tout le reste.
Ma vie, c'est à vous que je la dois. Mais soyez-en persuadés : à partir d'aujourd'hui je la dépenserai entièrement pour vous.
Je t'aime tellement que si un jour je n'avais plus qu'une bouchée de pain, c'est avec toi que je la partagerais.
Sta allegro. Sois joyeux. Sache qu'ici nous faisons consister la sainteté à vivre joyeux.
Je n'ai qu'un seul désir, celui de vous voir heureux dans ce monde et dans l'éternité.
Que non seulement les jeunes soient aimés, mais qu'ils se sentent aimés. Qu'ils soient aimés en ce qui leur plaît et qu'ils apprennent ainsi à découvrir
l'amour en toutes choses.
Tous ceux qui me voyaient avancer disaient : Don Bosco marche toujours sur des roses. Ils ne voyaient pas que les épines me déchiraient.
Depuis quelque temps il se répand le bruit que Don Bosco fait des miracles. Je n'ai rien fait d'autre que de prier.
Faites ce que vous pouvez : Dieu fera ce que nous, nous ne pouvons pas faire.
Promettez-moi de vous aimer comme des frères.
Si on prie, de deux grains naîtront quatre épis. Si on ne prie pas, en semant quatre grains, on ne récoltera que deux épis.