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PRENDERSI CURA ......



    C'est le miracle de celui
    qui prend au sérieux cette phrase : "Je te les confie pour que tu en prennes soin".

    Beaucoup de richesses chez les jeunes sont latentes, à nous de les réveiller !

    L'éducateur est
    un éveilleur,
    un messager, un guide,
    un compagnon discret
    et aimant qui n'accepte aucun remerciement
    en retour.

    Il ne se prend pas pour le protagoniste de l'éducation, mais ne renonce pas
    non plus à son rôle
    de médiateur.

    Le "prendre soin"
    est une prophétie qui résonne dans un monde distrait et tremblant,
    c'est un appel à la vie,
    une semence pour le futur.

    De Mornèse comme du Valdocco, sortirent vraiment des personnes libres et responsables, capables d'assumer avec créativité
    et fidélité, leur place dans
    la société et dans l'Eglise.








    « Alors que le temps s'écoule et que le travail s'amoncèle,
    dis-nous, Maïn,
    quelle heure est-il
    dans nos vies ?

    Conduis-nous, Maïn,
    sur cette terre de Mornèse
    qui a nourri ton corps,
    qui a façonné
    ton âme…

    Montre-nous le chemin
    qui conduit à Lui.
    Aide-nous à prendre
    dans nos vies,
    le temps de Dieu.
    »
    « Remercions vraiment le Seigneur qui nous fait tant de grâces
    et qui se sert de nous si pauvrettes, pour faire un peu de bien.
»
   Lettre 37, 11


Mornèse
... terre de sainteté





Historiquement



Un contexte géographique pauvre et isolé; Mornèse ressentant et vivant avec ses propres modalités et résonances, le climat typique de la restauration du 19e siècle et la problématique religieuse de cette époque.

Les premières informations historiques sur le bourg de Mornèse (appelé autrefois MOLANESIO) remontent à l'année 1188. Considéré déjà comme une commune libre, il faisait l'objet d'être lieu d'étapes du trafic muletier intensif sur les routes de Marcarolo.

«Le bourg de Molanesio» uni à celui de Voltignana et Ponticello, avait surgi après l'œuvre de déboisement et de colonisation des moines cisterciens qui étaient les fondateurs de l'Abbaye dit St. Eremo, et dont l'abbé avait à Mornèse son château.

Le long de la route qui va à Montaldo, fut édifiée une petite église dédiée au Pape St. Sylvestre. Celle-ci devint la paroisse de Mornèse et elle le restera jusqu'au début du 17e siècle.

Le vicaire du père abbé avait fait construire à Mornèse un château fortifié, autour duquel le village s'est construit. C'est ainsi que, petit à petit, en 1576, est venue l'idée de construire une église dans le village, et la petite église de St. Sylvestre fut abandonnée et réduite à un oratoire champêtre où se rendait également Marie-Dominique.

Jusqu'en 1800, l'église paroissiale de Mornèse subit des modifications et des agrandissements. La région fut convoitée d'une part par les nobles du Monferrat, les Génois, et d'autre part par les "sforza" de Milan à cause de sa situation privilégiée de passage entre la Ligurie et la vallée Padana.

Mornèse devint ensuite la propriété des Comtes de Savoie (Da Passano - Pallavicino - Serra). Ceux-ci développèrent de plus en plus ce hameau par l'installation d'une papeterie, une verrerie, un four, et une usine de poudre à canon. Mornèse connut aussi un temps de décadence, par l'influence des différentes guerres qui se déroulaient en Italie, en France.

Avec la restauration, Mornèse retourna au roi de Sardaigne, dépendant administrativement de l'arrondissement de Castelletto, de la Province de Novi, et de la division de Gènes.





Spirituellement



Nous savons également, que la restauration religieuse (1814 -1848), suite à la défaite de Napoléon et au retour de pie VII à Rome, fut caractérisée par un climat général de 're-conversion" et ceci à travers la réorganisation de la catéchèse, la fondation de «pieuses unions»…

Ce mouvement de renouveau tentait à endiguer l'esprit anti-chrétien de la révolution française, dénoncé vigoureusement par les lettres pastorales des Evêques.

La paroisse de Mornèse, juridiquement incorporée au diocèse d'Acqui en 1803, représentait un "danger" à cause de sa position géographique. Elle constituait une porte ouverte aux idées les plus variées et les plus confuses qui venaient du Nord et aux idées libérales qui venaient du Sud.

D'après un compte-rendu du curé Giacomo Carrante en 1819, on apprend que la fréquentation des sacrements était rare et que la possibilité de se confesser était limitée aux matins des jours de fête. La communion était donnée au temps pascal et concédée dans de rares cas avec la permission du curé.

Le renouveau spirituel de la population s'effectue justement autour de la vie sacramentelle par Don Domenico Pestarino.

Il favorisa la fréquentation des sacrements, réorganisa la catéchèse, développa la vie associative.

Disciple, ami et fils spirituel de Don Frassinetti, il combattit les infiltrations du jansénisme à Mornèse, en promouvant une spiritualité essentiellement christologique, eucharistique et mariale.

C'est dans ce contexte de renouveau spirituel que vécu Sainte Marie-Dominique.






Mornèse
... le lieu







Mornèse est un petit village situé au milieu des collines du Monferrat, en Province d'Alessandria, à mi-chemin entre Gavi et Ovada. Il fait partie du Val de Lemme, caractérisé par ses collines et ses montagnes toujours vertes, par ses fleuves sinueux et par ses villages où le temps semble s'être arrêté.