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Sa vie, désormais, sera liée, donnée à ces mal-aimés de la société.
Et sans laisser entrevoir sa souffrance, son déchirement. avec sérénité elle laisse tout :la maison, le calme des champs, la douceur des amitiés, sa liberté… pour une vie de tracas, de bruit, d'Inquiétude. Oui, même sa liberté.
Jusqu'à ce jour elle avait commandé; désormais il lui faudra obéir, se taire, se plier à de multiples exigences malgré l'âge et la fatigue.
A toute heure du jour, de la nuit, toujours prête à soigner, soulager, guérir, encourager, consoler, à donner ce bien le plus précieux pour un enfant : l'affection maternelle.
Son cœur de maman, ouvert à toutes ces détresses, mettait dans ces cœurs meurtris un peu de joie et d'espoir.
Un jour, découragée par les étourderies, les espiègleries, les méfaits, Ies légumes et les lessives piétinés, les vêtements en lambeaux, Maman Marguerite veut partir et rejoindre les Becchi. Là au moins, elle aura la possibilité, en évoquant les souvenirs d'autrefois, de retrouver la tranquillité. .
Elle manifeste son désir à Don Bosco qui, d'un geste de la main, lui montre le Crucifix : « Tu as raison, dit-elle, tu as raison.»
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