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Quand son mari mourut, Marguerite avait vingt-neuf ans. C'était plutôt jeune pour la charge qu'elle allait avoir à porter. Mais elle ne perdit pas plusieurs jours à pleurer sur elle-même. Elle retroussa ses manches et se mit au travail.
Elle avait les mains occupées à l'ouvrage mais savait aussi caresser doucement ses enfants. Elle était travailleuse de la terre mais, avant tout, la maman de ses petits. Elle les élevait avec douceur et fermeté.
Cent ans plus tard, les psychologues écriront que pour grandir comme il faut le bambin a besoin de l'amour exigeant du père et de l'amour calme et joyeux de la mère.
Une foi simple et vraie, un cœur doux et humble, un amour calme et joyeux : telle est la « pédagogie instinctive »de Maman Marguerite
Le Seigneur est chez lui dans la famille Bosco. Marguerite, illettrée, sait par cœur de longs passages de l'histoire sainte et de l'Évangile. Elle croit à la nécessité de prier, c'est-à-dire de parler avec Dieu pour avoir le courage de vivre et de faire du bien.
« Tant que je fus tout petit, écrit don Bosco, elle m'apprit elle-même les prières. Elle me faisait m'agenouiller avec mes frères matin et soir, et tous ensemble nous récitions les prières communes. »
Une des premières« pratiques religieuses» auxquelles Jean participe est la récitation du chapelet. C'est la prière du soir de tous les chrétiens en ce temps-là.
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