Veiller en attendant




Si tu m’apprenais à veiller, mon Dieu,
Veiller sans crainte, veiller sans peur,
Sans passer mon temps à compter mes battements de coeur,
Sans inquiétude des lendemains,
Ceux qui se vivront sans moi.

Si tu m’apprenais à veiller, mon Dieu,
Un peu comme quelqu’un
Qui se prépare à une vie autre,
Une vie pleine, même quand apparemment
On est peu rentable, peu efficace,
Alors que s’allument les braises de la sagesse.

Si tu m’apprenais à veiller, mon Dieu,
Un peu comme ceux qui attendent,
Une attente sereine, calme ou peut-être tourmentée.

Je ne sais ni le jour ni l’heure.
Je ne sais surtout pas le « comment ».
Mais ce que je sais, mon Dieu,
Ce qui est sûr, c’est que Toi, tu seras là.

Je n’aurai pas veillé en vain.