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3. Un style de vie inspiré par Marie
La spiritualité juvénile salésienne est une spiritualité qui a une empreinte mariale originale. Marie est une figure centrale dans l'oeuvre éducatrice de Don Bosco.
La récupération de la spiritualité mariale libérée de certaines formes du XVIII0 siècle qui ne sont plus accordées à notre sensibilité, s'appuie sur deux supports
1. Le mystère de la résurrection, par lequel nous sommes certains que les réalités ultimes travaillent déjà aujourd'hui dans l'histoire. « Marie est ressuscitée et vit avec le Christ Seigneur pour intervenir dans l'histoire du salut. La dévotion mariale nous met en contact avec une personne vivante et maternellement active dans les engagements de notre mission.» (Don Vigano)
2. Marie est la plus grande contemplative de tous les siècles : sa vie intérieure est typique pour tous. Elle est aussi la plus simple. Sans livres, sans élucubrations, sans mécanismes cérébraux, mais avec la plus fine intuition du coeur, l'intuition liée à une féminité profonde et libre de tout égoïsme.
Il y a un lien intime entre «maternité et évangélisation», entre Marie-Eglise et action apostolique. Chez Don Bosco, la «piété mariale» se relie profondément avec le «sens de l'Eglise» en une forme d'inséparabilité mutuelle et de croissance commune. Marie se situe comme la première médiatrice de la rencontre du Christ dans la communauté ecclésiale dont Elle est le signe, le modèle et la mère.
Marie, modèle du chrétien au service du Royaume
Il y a deux figures sous lesquelles Marie se présente comme modèle de la spiritualité juvénile salésienne : l'immaculée et l'Auxiliatrice.
La première recouvre un aspect plus personnel, la seconde un aspect plus social et ecclésial.
Immaculée. Une femme tellement libérée de tout égoïsme - le péché est substantiellement un égoïsme - qu'elle peut vivre en une donation totale, en un «oui» permanent aux appels de Dieu. L'Immaculée ne doit pas être la Vierge du moralisme adolescent facile, mais l'expression de la disponibilité radicale aux appels du Royaume, aux exigences de l'homme nouveau.
Auxiliatrice. La Vierge, vue comme modèle de «charité pastorale» à l'intérieur d'une Eglise en lutte permanente pour la diffusion du Royaume, la Vierge comme modèle d'engagement actif.
L'immaculée et l'Auxiliatrice sont, sous d'autres termes, la Vierge de la libération, en prenant ce mot dans toute son ampleur, historique et transcendante, dans son réalisme pédagogique, dans son espérance active.
C'est pourquoi il faut voir Marie au-delà de toute conception plus ou moins infantile, dans sa spiritualité de la responsabilité, en tant que son «oui» est la pleine disponibilité à réaliser sa vocation propre.
Et nous ajoutons il faut la voir dans la spiritualité de la fête, élément essentiel de la spiritualité juvénile salésienne.
«Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur»: c'est un chant de joie et de fête, précisément parce que c'est un chant de libération : «Il a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.» R. Tonnelli
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